Vous attrapez votre téléphone sans y penser. Vous vous rongez les ongles avant même de vous en rendre compte. Vous ouvrez le frigo dès que vous vous ennuyez. La plupart des mauvaises habitudes ne commencent pas par une décision, mais par un déclencheur qui s’active en une fraction de seconde, bien avant que la volonté ait le temps d’intervenir. C’est précisément là qu’agit la technique du swish. C’est l’une des techniques les plus connues de la PNL, et quelques minutes suffisent pour l’apprendre.
Qu’est-ce que la technique du swish ?
La technique du swish a été mise au point par Richard Bandler, l’un des cofondateurs de la PNL, et décrite dans son livre Un cerveau pour changer, paru en 1985. Plutôt que de lutter de front contre une habitude, elle agit sur l’instant qui la précède : l’image mentale qui déclenche le comportement.
La technique associe ce déclencheur à une image attirante de la personne que vous voulez devenir, afin que votre cerveau apprenne à prendre une nouvelle direction. Son nom vient du « swish » rapide avec lequel une image en remplace une autre.
Pourquoi ça marche : le pouvoir des sous-modalités
Votre cerveau ne se contente pas de stocker des souvenirs et des images : il les code avec des qualités, comme la taille, la luminosité, la couleur, la distance, le mouvement ou le son. En PNL, ces qualités s’appellent les sous-modalités, et elles influencent fortement l’intensité de ce que l’on ressent. Une image grande, lumineuse et proche est généralement très intense. Une image petite, sombre et lointaine perd une grande partie de son pouvoir.
La technique du swish utilise ce mécanisme. Elle rétrécit et assombrit l’image qui déclenche l’habitude, tout en rendant l’image de votre « moi » idéal grande, lumineuse et attirante. Répétée rapidement plusieurs fois, elle crée un nouveau chemin automatique : déclencheur → « moi » idéal, au lieu de déclencheur → ancien comportement.
Dans quels cas utiliser la technique du swish ?
- se ronger les ongles ;
- consulter son téléphone de façon compulsive ;
- grignoter des sucreries par ennui ;
- l’envie de fumer ;
- procrastiner dès qu’une certaine tâche se présente ;
- s’agacer dans une situation précise ;
- se sentir petit ou anxieux face à certaines personnes.
En résumé : toute réaction déclenchée par un signal reconnaissable.
La technique du swish, étape par étape
Prévoyez 10 à 15 minutes dans un endroit calme, et lisez toutes les étapes avant de commencer.
1. Choisissez l’habitude
Choisissez un comportement précis que vous voulez changer. Par exemple : « Je regarde mon téléphone chaque fois que je me mets au travail. »
2. Trouvez l’image déclencheuse
Que voyez-vous juste avant que le comportement ne commence ? Soyez précis : votre main qui s’approche du téléphone, le paquet de cigarettes sur la table, vos doigts qui se dirigent vers votre bouche. Regardez cette image avec vos propres yeux, comme si vous y étiez. C’est votre image déclencheuse.
3. Créez l’image de votre « moi » idéal
Imaginez maintenant la personne que vous aimeriez être : quelqu’un pour qui cette habitude n’est tout simplement plus un problème. Voyez-vous dans cette image de l’extérieur, comme sur une photo : calme, confiant, libre. Ne vous imaginez pas en train de faire une nouvelle action précise ; imaginez qui vous êtes. Rendez cette image vraiment attirante.
Demandez-vous ensuite : une partie de moi s’oppose-t-elle à ce que je devienne cette personne ? Si c’est le cas, ajustez l’image jusqu’à ce qu’elle vous convienne parfaitement.
4. Placez les deux images
Faites apparaître l’image déclencheuse, grande, lumineuse et proche, juste devant vous. Placez ensuite l’image de votre « moi » idéal sous la forme d’un petit point sombre dans un coin inférieur de cette image.
5. Swish
En une seule seconde, faites rétrécir l’image déclencheuse, qui s’assombrit et s’éloigne au loin, tandis que le petit point s’agrandit en une image vaste, lumineuse et vivante de votre « moi » idéal, qui remplit tout l’écran. Certaines personnes aiment se dire « swish ! » intérieurement à ce moment-là. Savourez la nouvelle image quelques instants.
6. Videz l’écran
Ouvrez les yeux, regardez autour de vous et pensez à tout autre chose pendant quelques secondes. Cette pause est importante : le swish doit toujours aller dans le même sens.
7. Répétez
Répétez les étapes 4 à 6 cinq à sept fois, un peu plus vite à chaque fois, en vidant toujours l’écran entre deux répétitions.
8. Vérifiez
Essayez maintenant de faire revenir l’image déclencheuse. Beaucoup de personnes remarquent qu’elle est difficile à maintenir, ou que leur esprit saute automatiquement vers l’image de leur « moi » idéal. C’est le signe que le nouveau chemin est en place.
9. Projetez-vous dans l’avenir
Imaginez la prochaine situation réelle dans laquelle l’habitude pourrait apparaître : demain matin à votre bureau, ce soir devant le frigo. Voyez le déclencheur, et remarquez comment votre nouvelle image de vous apparaît à sa place.
Conseils pour réussir
- Rendez l’image idéale irrésistible. Plus elle est attirante, plus son attraction est forte.
- La vitesse compte. Le swish lui-même doit durer une seconde ou moins.
- Toujours dans le même sens. Ne faites jamais le swish à l’envers, de l’image idéale vers l’image déclencheuse.
- Utilisez les qualités qui marchent pour vous. Pour certains, c’est la distance qui compte le plus ; pour d’autres, la luminosité ou la taille. Expérimentez.
- Essayez une version auditive. Si l’habitude est déclenchée par une petite voix intérieure (« Allez, juste une… »), vous pouvez la remplacer de la même façon par une voix calme et assurée.
- Répétez pendant quelques jours si l’habitude est ancienne.
Un exemple concret
Sarah consulte son téléphone des dizaines de fois par heure quand elle travaille. Son image déclencheuse : sa main qui se tend vers le téléphone quand l’écran s’allume sur le bureau. Son « moi » idéal : une femme concentrée et détendue, absorbée par son travail et fière de ce qu’elle a accompli en fin de journée. Après quelques séries de swish, voir son téléphone ne l’attire plus automatiquement. Elle le consulte toujours, mais seulement quand elle le décide.
Respectez ce que l’habitude vous apporte
En PNL, on considère que chaque comportement a une intention positive. Grignoter peut apporter du réconfort, le téléphone une petite pause, la procrastination une protection contre le stress. Si votre « moi » idéal inclut aussi une meilleure façon de répondre à ce besoin, comme une vraie pause, une promenade ou un moment de calme, le changement a beaucoup plus de chances de durer.
Quand chercher un soutien supplémentaire ?
La technique du swish est un outil puissant pour s’aider soi-même. En cas de dépendance importante, de comportements compulsifs ou d’habitudes liées à une grande souffrance, elle fonctionne mieux en complément d’un accompagnement professionnel, et non à sa place.
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Trouver la bonne image déclencheuse et construire un « moi » idéal qui vous motive vraiment est plus facile quand on est accompagné. NLP Touch, votre coach personnel en PNL, vous aide à comprendre ce qui se cache derrière vos habitudes et vous guide dans des techniques de PNL adaptées à votre situation, à toute heure.
Questions fréquentes
La technique du swish fonctionne-t-elle vraiment ?
Beaucoup de personnes la trouvent très efficace, en particulier pour les habitudes qui ont un déclencheur visuel clair. Elle fonctionne le mieux quand l’image de votre « moi » idéal vous motive vraiment et quand vous la répétez jusqu’à ce que l’ancien déclencheur perde sa force.
Combien de fois faut-il répéter le swish ?
En général, cinq à sept répétitions d’affilée suffisent pour sentir le déclencheur perdre de sa force. Si l’habitude revient quelques jours plus tard, refaites simplement une série : les habitudes anciennes demandent souvent plusieurs séances.
Et si je n’arrive pas à visualiser clairement ?
Pas besoin d’images nettes comme au cinéma : une idée approximative de l’image suffit. Certaines personnes fonctionnent mieux avec les sons ou les sensations. Vous pouvez aussi faire le swish avec une voix intérieure ou une sensation corporelle plutôt qu’avec une image.
La technique du swish aide-t-elle contre l’anxiété ?
Oui, lorsque l’anxiété est déclenchée par un signal précis : un lieu, une personne ou une pensée. Le swish relie ce déclencheur à une image de vous calme et capable. En cas d’anxiété intense ou persistante, associez-la à un accompagnement professionnel.
Quelle est la différence entre le swish et l’ancrage ?
L’ancrage associe un état ressource, comme le calme ou la confiance, à un geste que vous choisissez pour le retrouver quand vous en avez besoin. Le swish agit sur un déclencheur qui existe déjà et le redirige automatiquement vers une nouvelle image de vous, si bien que l’ancienne réaction ne se lance tout simplement plus.